Du haut de mon clocher

Poème publié(e) par bouleau
Poeme > Poème > Du haut de mon clocher
02 Jui 2008 à 14:14 Du haut de mon clocher

bouleau

Message privé
Poète actif
Poèmes publiés: 46
Commentaires: 61
Votes reçus: 61
Votes distribués: 14
Inscription: 2007-09-22
Bloquer

DU HAUT DE MON CLOCHER




Ce climat de chez nous qui change de visage
Se moquant des saisons me cause bien dommages
Car dans ma position, perché au fait du toit
De mon joli clocher, chaleurs et frimas
Se font accompagner de rafales et tempêtes
Me faisant tournoyer à en perdre la tête.
Je ne me lasse pas de voir ce paysage
Changeant tout doucement au travers des âges.
Je l’ai vu régenter par de puissants seigneurs
Portant haut l’arrogance réclamant les honneurs.
J’ai vu pendant longtemps tourner le vieux moulin
Faisant bonne farine, permettant le bon pain.
J’ai vu l’atrocité de la guerre de quatorze
Les sabres et les balles qui transperçaient les torses.
Les femmes et les enfants blottis là sous mes pieds
Attendant atterrés le sort leur destiné.
J’ai vu l’entre-deux guerre au climat euphorique.
L’avènement d’ Hitler et sa sinistre clique.
La mobilisation un peu avant quarante
La vie de ce temps là n’était guère amusante
L’endroit pré désigné pour la population
Où l’on devait se rendre pour l’évacuation.
J’ai vu ces quatre années le pays occupé
Avec ses restrictions, l’exile des prisonniers.
J’ai vu après cela du haut de mon perchoir
L’arrivée de GI et renaître l’espoir
J’ai revu la lumière éclairant le pays
Et les nouvelles gens et les nouveau logis.
Qui grignotent l’espaces à mesure du temps
Au détriment des arbres des fleurs et des champs.
Et je suis un peu triste, moi vieux coq de campagne
Perché haut, la tout seul, n’ayant pas de compagne.
Avec la nostalgie des images d’an temps
Cloisonnées par des haies aux feuillages changeant
Des vergers émaillés de fleurs de toutes sortes.
Des odeurs de bétail paissant devant ma porte.
Des gens usant la vie au rythme des saisons
Sans hâte et sans éclat avec juste raison.
Avec le regret de ne plus contempler
Que des gens excités et du béton armé.
Que des routes bitumées et de nouvelles maisons
Avec cours et jardins alignés au cordon.
Des pelouses bien faites où l’on force à grandir
Une herbe super-verte qui ne va pas nourrir
Aucun des animaux que le ciel à créer
Pour faire de cela laitances et pâtés.
Heureusement pour moi, j’ai mes amies les cloches
Joyeuse compagnie solide comme la roche
Qui persistent sans broncher à me rappeler l’heure
Et content bruyamment bonheurs et malheurs.
Mais je veux rester là planté sur mes ergots
Contre vents et marées même si le monde est sot.
Qui voulez-vous plus tard soit à même de conter.
Les choses du terroir les histoires du passé.
Poeme publié 02 Jui 2008 à 14:14
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
02 Jui 2008 à 17:58 Re: Du haut de mon clocher

lavandiere

Message privé
Poétesse active
Poèmes publiés: 115
Commentaires: 3428
Votes reçus: 420
Votes distribués: 28
Inscription: 2008-01-09
Bloquer
Il y avait un problème tout à l'heure....j'espère que maintenant ça marche
Poeme publié 02 Jui 2008 à 17:58
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
02 Jui 2008 à 18:04 Re: Du haut de mon clocher

johanne

Message privé
Poétesse timide
Poèmes publiés: 3
Commentaires: 5
Votes reçus: 4
Votes distribués: 1
Inscription: 2007-12-05
Bloquer
C'est trés beau et joliement dicté;on oublie bien souvent la valeur du passé.
Un vote pour moi,félicitation!
Poeme publié 02 Jui 2008 à 18:04
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
23 Août 2008 à 19:32 Re: Du haut de mon clocher

eclaircie

Message privé
Poétesse créative
Poèmes publiés: 209
Commentaires: 12278
Votes reçus: 904
Votes distribués: 1434
Inscription: 2008-01-19
Bloquer
Citation du message publié par bouleau


DU HAUT DE MON CLOCHER




Ce climat de chez nous qui change de visage
Se moquant des saisons me cause bien dommages
Car dans ma position, perché au fait du toit
De mon joli clocher, chaleurs et frimas
Se font accompagner de rafales et tempêtes
Me faisant tournoyer à en perdre la tête.
Je ne me lasse pas de voir ce paysage
Changeant tout doucement au travers des âges.
Je l’ai vu régenter par de puissants seigneurs
Portant haut l’arrogance réclamant les honneurs.
J’ai vu pendant longtemps tourner le vieux moulin
Faisant bonne farine, permettant le bon pain.
J’ai vu l’atrocité de la guerre de quatorze
Les sabres et les balles qui transperçaient les torses.
Les femmes et les enfants blottis là sous mes pieds
Attendant atterrés le sort leur destiné.
J’ai vu l’entre-deux guerre au climat euphorique.
L’avènement d’ Hitler et sa sinistre clique.
La mobilisation un peu avant quarante
La vie de ce temps là n’était guère amusante
L’endroit pré désigné pour la population
Où l’on devait se rendre pour l’évacuation.
J’ai vu ces quatre années le pays occupé
Avec ses restrictions, l’exile des prisonniers.
J’ai vu après cela du haut de mon perchoir
L’arrivée de GI et renaître l’espoir
J’ai revu la lumière éclairant le pays
Et les nouvelles gens et les nouveau logis.
Qui grignotent l’espaces à mesure du temps
Au détriment des arbres des fleurs et des champs.
Et je suis un peu triste, moi vieux coq de campagne
Perché haut, la tout seul, n’ayant pas de compagne.
Avec la nostalgie des images d’an temps
Cloisonnées par des haies aux feuillages changeant
Des vergers émaillés de fleurs de toutes sortes.
Des odeurs de bétail paissant devant ma porte.
Des gens usant la vie au rythme des saisons
Sans hâte et sans éclat avec juste raison.
Avec le regret de ne plus contempler
Que des gens excités et du béton armé.
Que des routes bitumées et de nouvelles maisons
Avec cours et jardins alignés au cordon.
Des pelouses bien faites où l’on force à grandir
Une herbe super-verte qui ne va pas nourrir
Aucun des animaux que le ciel à créer
Pour faire de cela laitances et pâtés.
Heureusement pour moi, j’ai mes amies les cloches
Joyeuse compagnie solide comme la roche
Qui persistent sans broncher à me rappeler l’heure
Et content bruyamment bonheurs et malheurs.
Mais je veux rester là planté sur mes ergots
Contre vents et marées même si le monde est sot.
Qui voulez-vous plus tard soit à même de conter.
Les choses du terroir les histoires du passé.

surement moins seul que ce coq en haut du clocher, il vous inspire de bien beaux contes de votre région.
à bientôt, amitiés
éclaircie
Poeme publié 23 Août 2008 à 19:32
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
 
Instruction pour partager ce poème.
Copier et coller le code suivant dans votre blog, site, email ou messagerie instantanée.
Smilies:





Plus de smilies
Publier un commentaire à ce poème
Message:

Ajouter une photo Ajouter une vidéo
Inscription sur Je Poeme | Conditions d'utilisation | FAQ | Contact © JePoeme.com, Tous droits réservés