Fong (conte d'amour)

Poème publié(e) par nathsimon
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28 Juin 2008 à 20:46 Fong (conte d'amour)

nathsimon

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Un petit garçon, pas plus que trois pommes, vivait aux pays des songes.
Il avait comme singularité, les yeux bleus azurés de sa mère, prénommée Fong.
Ceux de la femme avaient une couleur si étrange et si pénétrante, qu’à leur vue,
On disait qu’ils étaient si grands et si profonds, que l’Univers pouvait s’y refléter.

Des astronomes arrivaient de tous les pays pour découvrir, des astres inconnus.
Des pêcheurs voguaient de toutes les mers pour y trouver quelques espèces rares.
Des chercheurs de trésors se ruaient pour y convoiter, la plus précieuse des pierres.
Quant aux navigateurs, ils hissaient pavillons, espérant flotter sur son océan.

Un jour, une violente colère s’abattit dans ses iris et en changea la teinte.
Sa fureur fut si intense, qu’elle passa de bleu lagon à un rouge sanguinolent.
L’enfant voyant les yeux de sa mère, injectés de sang, prit peur et se sauva.
Effrayé à l’idée de lui ressembler, il s’enfuit droit devant, en fermant les siens.

Des pompiers venaient à grands coups de sirène pour arrêter le feu qui brûlait ses paupières.
Des vulcanologues dressaient leur bivouac à proximité pour étudier une éventuelle éruption.
Des prêtres menaçant de leurs crucifix, priaient pour exorciser les flammes sataniques.
Des forgerons se pressaient pour façonner leurs lames de fer, dans la braise encore ardente.

Pendant ce temps, l’enfant sillonnait le monde, il courrait éperdument, sans but, affolé.
Arrivant près d’une falaise, les yeux toujours clos, il se décida à les entrouvrir, trop tard.
Précipité dans le vide, la chute fut inévitable, immensément longue et éprouvante.
Son cœur sec, se brisa en mille morceaux, toujours palpitant, en sueur, il s’éveilla.

Penché sur lui, sa mère, les traits lissés, les yeux bridés et humectés de miel, lui sourit.
A sa vue, l’enfant se rassura, posant une main sur sa joue, il se plongea dans son regard.
Apaisé, il se rendormit et rêva d’une merveilleuse princesse indienne, prénommée Khâla.
Elle avait un corps en forme de fleur, il implora les dieux, pour qu’il ne se réveille pas.
Poeme publié 28 Juin 2008 à 20:46
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28 Juin 2008 à 20:50 Re: Fong (conte d'amour)

HATHOR

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Beaucoup de sagesse dans ce conte, j'aime beaucoup, un délice
Poeme publié 28 Juin 2008 à 20:50
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30 Juin 2008 à 18:42 Re: Fong (conte d'amour)

cristaline

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merveilleuse magie de l imaginaire ou la beauté peut se déployer en faisan fi de tout obstacle en toute liberté!
j ai beaucoup aimé il est sublime merci!
bien amicalement
belle soirée inspirée de beauté
cristaline
bisous
Poeme publié 30 Juin 2008 à 18:42
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