Lege quaeso

Poème publié(e) par Artal-
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22 Juin 2008 à 13:33 Lege quaeso

Artal-

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Lege Quaeso

Tandis que mes fiançailles d'avec Agrypnie battent la fête, conjuguant ma nature d'homme à celle d'un animal solitaire, je poursuis ma quête du rêve de bohème dès que le pouvoir cérébral m'y autorise...Dans la profonde nuit de ce silence sépulcral qui m'envahit, sous l'astre de lumière de l'anodine lampe de chevet au pied grossier d'un bois verni tourné, je disparais dans mes maux.
Les pensées sont mes armes, le sommeil un ennemi, et je combats l'opposant sur le champ du cadran à panser mes plaies sans doctrine au déclin. Je vais, je viens tel le féroce du cirque donné à la curiosité d'un transit. Lui dans ses barreaux d'acier et moi entre mes quatre murs d'une chaux blanchie. Je suis au vague décomposé, un relégué baignant dans sa brume hagarde, blême jusqu'à l'asthénie totale. Et je scrute au sablier du temps, l'ambiance d'un goutte à goutte tombé de sa cascade qui dès l'aube va renaître. Courage, courage semble me lancer l'araneae suspendue dans ses fils, ta plume est insipide.
Sur le seuil, l'orée du jour cueille ses premières saveurs benoîtes. Le gibet est dressé autour duquel saigne la solitude des mots tranchés, il n'y a plus d'amant, la maîtresse s'isole dans l'avancée de son âge, à veiller les étoiles et leur route suivie

Aussi loin tu le peux, va, garde et t'en défends
Fuis celui devenu mendigot des étoiles
Un poète sans nom affaibli par le temps
Qui puise dans son rêve que recouvre le voile

Des chants de ses minuits aux pensées à la houle
Remâcher la saillie, l'infertile corps décroît
Où les mots se succèdent et quand le verbe foule
Les silences se font cris et les cris se font froids

Je cravache au désordre des souillures du clos en friand de ce soleil qui filtre mon tombeau. Le cœur est touché jusqu'à son défaut et cette peine que j'endure pour la beauté d'une flamme qui s'est éteinte un matin sur un baiser extrême à la longe de mon vers. Les lys et les lilas tapissent les jardins de géhenne où mon âme bouffie de ris artificiels au spectacle grotesque, musarde éthérée. Ma volonté rend ses hommages d'un dépit amer en grand secret à la cause du mal des mollesses d'amour, tout s'éteint sans mystère, les herbes encore fumantes et la lueur des candélabres et le fil de mes jours en ces turbulences hivernales, aux souvenirs qui me dévorent.
Ô souviens t'en ce jour, vêtue de brun, un châle sur les épaules où tu t'exposais au délice d'une fin d'automne, les bronzes silencieux au pacte factuel, j'étais faune et toi, jeune corps amour toute de beauté, fondante entre mes doigts, chère ombre devenue, toujours en splendeur divine et mon cœur trémulera éternellement au flot de ces silences nocturnes.
Les orages ont pâli les roses du courtil, ont pleuré le ciel, les vents, les rais du soleil, le reflet de nos ans d'où rayonnait l'amour alors que, peu à peu s'éteignaient les beaux jours. Toute cette œuvre de vie intime transporte sans repos sur les rives du Styx, mon âme et son bagage, nos riches splendeurs, ma misère et tes pleurs.

Mais comment m'acquitter du forfait d'infortune
Mon amour vétilleux, ses multiples accords
Au jardin des tendresses quand se vit la rancune
Les hier retrempés se noient aux désaccords

Nos printemps défeuillés, les funèbres blessures
De ces nuits qui projettent leurs obscures couleurs
Qu'accablent les péchés en montée des mercures
Sous les astres voilés ne guériront nos cœurs.

Que servent ces paroles à gorger l'univers
Cendres des feux impies mes songes sont chargés
Devrais-je submerger de mes sanglots amers
Les filles de Zeus par des chants de regrets.

Tout mon monde s'écroule, dois-je en disperser les ruines afin de m'ouvrir sur une condition brutalement différente et toute nouvelle, mais comment ignorer tout ce passé, toi qui a été mienne, moi qui étais autre. Ce futur nécessaire n'existe pas alors que je ne suis qu'un démon d'Enfer qui essaie de guérir sa nostalgie à peindre et dépeindre ton visage à la fois si pur et si doux et je me dois de te rendre un intime hommage éternel, au pyrée de mon feu.
Cette aventure de reclus, je la vis telle que je la mérite mais le lieu est si beau qu'il se forme ce contraste du pur et de l'impur, de l'héritier de cette antique Provence au déshérité de ce monde, piétinant l'Élysée primitif. Je bagote sur ce sentier occitanien estimant le fardeau de mes fautes, c'est une leçon de vivre, laquelle j'édifie au compte du « garri terré » privé de l'essentiel fécond des racines de ce monde. Les symboles s'infiltrent jusque dans mes songes, le fleuve qui nous sépare est un désordre des deux, venus s'unir dans le même lit depuis la nuit de nos temps. Mais on dit du temps qui se veut passé qu'il est hors du réel, que la vie est un songe couché sur son cauchemar, le penseur en sursis dans la spirale du mouvement.
Amère solitude je pendille en potence
L'étendue de mes nuits, espace confondu
A plier sous le faix qu'oppresse le silence
Je vis et désespère où le rêve est rompu.

Ô la Cèze dormeuse que j'envie votre lit
Mon être qui me fuit aux mânes s'est vendu
Je lui berce l'adieu soufflant ma poésie
Il est déjà bien tard mon monde trop perclus

J'arpente le déclin, se décroît mon ivresse
Une Agonie sans trêve que forge l'aboulie
L'ombre de mon destin en bien pâle caresse
Par ce miroir fantasque aux mille reflets polis.

Ton empreinte m'assiste, mirage de vermeil
Mais soudain tout se brise en fond de barbarie
Acidulé trumeau, consterné par l'éveil
Bien condamné je suis, le fiancé d'Agrypnie.

Chanter l'affection, la splendeur idéale aux portes du Midi autour d'une souche d'olivier millénaire nourri de cette terre que nous aimons, qui t'aura vu naître et grandir tandis que moi je vivais la guerre, l'exil dès ma première décade, côtoyé la mort honorable et toute son unité négative. Tu vivais tes premières tresses et moi mes premiers cauchemars. J'ai longtemps cru que la vie durait une éternité, avec un assez long temps afin de vivre un jour le bonheur édénique, mais combien j'ignorais que cette éternité là avait une fin. Je vis à présent ma solitude soit, dans le plus douillet des berceaux mais ce jour tu n'es plus là, pour attiser le campos.

J'avais rêvé ce monde voilé dans l'abandon
A méditer ton ombre, le galbe de ton corps
Tous ces moments vécus, ta chaste reddition
Figée dans la caresse aux offrandes d'accords

Imaginé ce règne celui de mon regain
Où je vis le moment dans l'antre des métriques
La fleur de poésie fécondée de ma main
En veilleur de ses nuits aux lueurs héroïques

Anticipé le temps, dérive du hasard
A me jouer de l'ère des signes du néant
De celui quotidien, il n'est jamais trop tard
Pour bayer aux nuées j'oublie le consternant

Ah, j'ai soif de la vie, les arts, leurs agréments
La saison du printemps dans les jardins fleuris
Te prendre par la main, clamer d'exquis serments
Sous le perron grisant des pures anagogies

Mais à me définir, sur le seuil de l'Érèbe
Je ne suis qu'un errant platonique songeur
Une œuvre du Démon que pâture la plèbe
La complainte surfaite du reclus louangeur

Perverti dans mes maux où bouillonne la rêverie, mon âme s'aboutant aux étreintes de la plume alors que la réserve me brûle les veines. Je sombre où la faiblesse est si douce dans les heures tardives de ce monde mi-lune, mi-soleil sous le pavois du ravissement. Un poème se naît et je cultive ses premiers sons. Il est à toi ma mie, Lege quaeso, lis le je t'en prie, au souvenir de l'enchantement qui fut nôtre, tandis que nous allâmes sur les granits tantôt noirs, tantôt roses, taillés d'une main maladroite, du moins, bien à distance du programme divin. Passifs, nous captivons la chaleur des crépuscules, ton sourire s'est éteint sur ton doux visage mais il demeure en moi et j'en informerai les gabelous du Grand Maître.

Je déclare Saint Père au mystère enivrant
Conserver l'anamnèse dans la perpétuité
L'amour et la sagesse, le sourire exaltant
De celle que j'ai aimée sans m'y être ajusté.

Je gage me soumettre aux lois de nos aînés
Aux saintes assemblées, à la constitution
Mais j'entends cultiver les éclats sublimés
L'ivresse de son cœur de par l'adoration.

Ô préservez Seigneur le philtre à l'apogée
Celui du pur regret en mon nuage cendreux
Endiguez ma souffrance protégez mon aimée
Des elfes diaboliques les foudres de ces gueux

J'expose mes péchés en fresque surchargée
La coulpe de la chair mon égoïsme affreux
Si près de vous Très-Haut mon âme protégée
Et son icône avec, au royaume glorieux

Je dépose à vos pieds mes errances insanes
Vous êtes le sauveur, la voie et le nocher
Offrez à mon élue les sources mélomanes
La lyre d'Amphion et prions là chanter.

Ô écoutez Seigneur le fond de sa pensée
En écho du soleil la musique des sphères
Toute la symphonie est aux anges adressée
L'âme d'une choriste ses sourires aurifères

Prisonnier de tes lèvres fraîches comme l'Issole, pareille de ta chair comme un oued divin, outre la confession, ce jour, ma Muse, je me devais de prier.

Un poème de Artal

http://pagesperso-orange.fr/artal-poemes/artal-poemes.html
Poeme publié 22 Juin 2008 à 13:33
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22 Juin 2008 à 13:38 Re: Lege quaeso

ecrireve

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Chanter l'affection, la splendeur idéale aux portes du Midi autour d'une souche d'olivier millénaire nourri de cette terre que nous aimons, qui t'aura vu naître et grandir tandis que moi je vivais la guerre, l'exil dès ma première décade, côtoyé la mort honorable et toute son unité négative. Tu vivais tes premières tresses et moi mes premiers cauchemars. J'ai longtemps cru que la vie durait une éternité, avec un assez long temps afin de vivre un jour le bonheur édénique, mais combien j'ignorais que cette éternité là avait une fin. Je vis à présent ma solitude soit, dans le plus douillet des berceaux mais ce jour tu n'es plus là, pour attiser le campos.

J'avais rêvé ce monde voilé dans l'abandon
A méditer ton ombre, le galbe de ton corps
Tous ces moments vécus, ta chaste reddition
Figée dans la caresse aux offrandes d'accords
Poeme publié 22 Juin 2008 à 13:38
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22 Juin 2008 à 13:48 Re: Lege quaeso

ecrireve

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L'amour et la sagesse, le sourire exaltant
De celle que j'ai aimée sans m'y être ajusté.

Endiguez ma souffrance protégez mon aimée
Des elfes diaboliques les foudres de ces gueux


Nos printemps défeuillés, les funèbres blessures
De ces nuits qui projettent leurs obscures couleurs
Qu'accablent les péchés en montée des mercures
Sous les astres voilés ne guériront nos cœurs.

Lege Quaeso

Tandis que mes fiançailles d'avec Agrypnie battent la fête, conjuguant ma nature d'homme à celle d'un animal solitaire, je poursuis ma quête du rêve de bohème dès que le pouvoir cérébral m'y autorise.


quelle sublime ode à votre fiancée !

Je dépose à vos pieds mes errances insanes
Vous êtes le sauveur, la voie et le nocher
Offrez à mon élue les sources mélomanes
La lyre d'Amphion et prions là chanter.

mais.....



je reste admirative, songeuse sous ce bel écrit !
je m'attarde sur les coutures aux ourlets secrets
pour caresser d'un regard, la fine soie en broderie
le poète coud l'habit , le lecteur s'en revêt !


1 VOTE + joli jour d'été à vous poète ARTAL.

Poeme publié 22 Juin 2008 à 13:48
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22 Juin 2008 à 13:48 Re: Lege quaeso

Artal-

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Ecrireve tu es la plume dont rêve le poète
La solitude en rimes dans l'éternité sans fin
Que fige la caresse au rytme d'une quête
Quand je dépose mes mots s'inspire mon lendemain.

Poeme publié 22 Juin 2008 à 13:48
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22 Juin 2008 à 13:56 Re: Lege quaeso

ecrireve

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Perverti dans mes maux où bouillonne la rêverie, mon âme s'aboutant aux étreintes de la plume alors que la réserve me brûle les veines. Je sombre où la faiblesse est si douce dans les heures tardives de ce monde mi-lune, mi-soleil sous le pavois du ravissement. Un poème se naît et je cultive ses premiers sons. Il est à toi ma mie, Lege quaeso, lis le je t'en prie, au souvenir de l'enchantement qui fut nôtre,



à relire..

un à un ces vers..mélancoliques.

pour découvrir l'éclat coruscant
de votre plume parée de ses ors !

Poeme publié 22 Juin 2008 à 13:56
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22 Juin 2008 à 13:58 Re: Lege quaeso

bernardaix

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A mon âge, je me fatigue vite, mais je suis arrivé à bout de ce très beau texte !
Avec mes amitiés. Bernardaix
Poeme publié 22 Juin 2008 à 13:58
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22 Juin 2008 à 14:02 Re: Lege quaeso

edanaloy

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merçi artal pour ce trés beau texte qui se lit avec grand plaisir
Poeme publié 22 Juin 2008 à 14:02
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22 Juin 2008 à 14:02 Re: Lege quaeso

edanaloy

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merçi artal pour ce trés beau texte qui se lit avec grand plaisir
Poeme publié 22 Juin 2008 à 14:02
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22 Juin 2008 à 14:22 Re: Lege quaeso

Artal-

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Citation du message publié par bernardaix

A mon âge, je me fatigue vite, mais je suis arrivé à bout de ce très beau texte !
Avec mes amitiés. Bernardaix

L'âge est au temps, le regard au présent.
Merci Bernadaix d'avoir défié votre fatigue.
Une égale amitié.

Artal
Poeme publié 22 Juin 2008 à 14:22
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22 Juin 2008 à 14:25 Re: Lege quaeso

Artal-

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Citation du message publié par edanaloy

merçi artal pour ce trés beau texte qui se lit avec grand plaisir

J'aime ce texte pour lequel je me suis enfermé quelques jours dans mon antre de Bagnols sur Ceze suprimant toutes sorties jusqu'à son dernier mot. j'ai aimé vivre ces instants.
Encore merci Poétesse

Artal
Poeme publié 22 Juin 2008 à 14:25
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22 Juin 2008 à 14:59 Re: Lege quaeso

ecrireve

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J'aime ce texte pour lequel je me suis enfermé quelques jours dans mon antre de Bagnols sur Ceze suprimant toutes sorties jusqu'à son dernier mot. j'ai aimé vivre ces instants.



une grande ataraxie berce mon âme
à la lecture de cette prose
de ces quatrains en alexandrins

après tout ce long chemin en solo
vous avez enfin puisé dans le puits de la méditation

grand silence de quelques jours , l'eau vive de la poésie
laissé couler le sel de vos yeux

puis

la lumière à chassé les derniers regrets
d'une vie remplie d'amour

demain très tard vous irez
là bas,

poser vos pas

les mains ouvertes vers le ciel pour décrocher les étoiles !



je relis.

je relis encore.







Poeme publié 22 Juin 2008 à 14:59
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22 Juin 2008 à 18:39 Re: Lege quaeso

liretjrs

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J'ai voyagé dans l'absolue volupté de l'amour et de la tristesse et de l'espoir, de l'extase et de l'agonie du vivant confiant à l'infini le devenir de l'autre.

Somptueux aux larmes
Amitiés liretjrs
Poeme publié 22 Juin 2008 à 18:39
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23 Juin 2008 à 00:45 Re: Lege quaeso

blondinette

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Il est à toi ma mie, Lege quaeso, lis le je t'en prie, au souvenir de l'enchantement qui fut nôtre, tandis que nous allâmes sur les granits tantôt noirs, tantôt roses, taillés d'une main maladroite, du moins, bien à distance du programme divin. Passifs, nous captivons la chaleur des crépuscules, ton sourire s'est éteint sur ton doux visage mais il demeure en moi et j'en informerai les gabelous du Grand Maître...

Bravo!!! Artal pour ce poème Sublime à mes yeux
Toujours un délice de te lire
Ton amie BLondinette
Poeme publié 23 Juin 2008 à 00:45
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23 Juin 2008 à 00:56 Re: Lege quaeso

bonois

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Cuvée spéciale d'un très bon Artal : se déguste à petites gorgées !
Merci poète pour ce superbe partage.
Bien à toi Artal.

Amitiés
Poeme publié 23 Juin 2008 à 00:56
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23 Juin 2008 à 11:22 Re: Lege quaeso

CHANOU

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Que ces murs blancs de détenu mettent de beaux accents dans l'oeuvre de l'Aède !

Retourner encore sur ces lignes que j'ai tout simplement frôlées des yeux, avant que de rejoindre mon Castelnau aimé.

Merci pour cet avant plaisir,

que j'approfondirai à mon retour.

Amitiés,

Chanou.

Poeme publié 23 Juin 2008 à 11:22
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23 Juin 2008 à 18:21 Re: Lege quaeso

ecrireve

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je passe relire en toute quiétude pour
savourer chaque mot

j'aime couver d'un regard admiratif , étonné, chaque
pétale de fleur, puis j' inhale
les fragrances jusqu'à l'ivresse , capte l'essence volatile qui se dépose en perles çà et là, au fil de ma (re)découverte

mais malgré mes pas
silencieux vers ce lieu , je reste devant la porte close du
du jardinet secret de l'âme du poète Artal.

je relis ce beau passage !

Je cravache au désordre des souillures du clos en friand de ce soleil qui filtre mon tombeau. Le cœur est touché jusqu'à son défaut et cette peine que j'endure pour la beauté d'une flamme qui s'est éteinte un matin sur un baiser extrême à la longe de mon vers. Les lys et les lilas tapissent les jardins de géhenne où mon âme bouffie de ris artificiels au spectacle grotesque, musarde éthérée. Ma volonté rend ses hommages d'un dépit amer en grand secret à la cause du mal des mollesses d'amour, tout s'éteint sans mystère, les herbes encore fumantes et la lueur des candélabres et le fil de mes jours en ces turbulences hivernales, aux souvenirs qui me dévorent.

Ô souviens t'en ce jour, vêtue de brun, un châle sur les épaules où tu t'exposais au délice d'une fin d'automne, les bronzes silencieux au pacte factuel, j'étais faune et toi, jeune corps amour toute de beauté, fondante entre mes doigts, chère ombre devenue, toujours en splendeur divine et mon cœur trémulera éternellement au flot de ces silences nocturnes.
Les orages ont pâli les roses du courtil, ont pleuré le ciel, les vents, les rais du soleil, le reflet de nos ans d'où rayonnait l'amour alors que, peu à peu s'éteignaient les beaux jours. Toute cette œuvre de vie intime transporte sans repos sur les rives du Styx, mon âme et son bagage, nos riches splendeurs,

ma misère et tes pleurs.
Poeme publié 23 Juin 2008 à 18:21
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23 Juin 2008 à 18:55 Re: Lege quaeso

kiproko

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Un sublime hommage à la poésie !
Par tes mots, tu la pares de ses lettres de noblesse...
Quel ravissement ce texte lu hier, relu aujourd'hui et toujours avec le même plaisir.....comme un voyage au souffle long dont on revient enchanté...
Amicalement
Kiproko
Poeme publié 23 Juin 2008 à 18:55
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23 Juin 2008 à 19:36 Re: Lege quaeso

joyami

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vous êtes reviendu
j'en reste sans lettre.....
merci cher monsieur
bise de joy
Poeme publié 23 Juin 2008 à 19:36
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24 Juin 2008 à 10:38 Re: Lege quaeso

CHANOU

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Artal,

J'ai imprimé les pages de ton long poème pour les lire à loisir.
Tantôt pleurant, tantôt priant, je murmurais ta prose et tes vers, rendue démente par la beauté de ce chef d'oeuvre majeur.

Un admiratrice,

Chanou.

Poeme publié 24 Juin 2008 à 10:38
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27 Juin 2008 à 19:28 Re: Lege quaeso

Artal-

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Citation du message publié par ecrireve

J'aime ce texte pour lequel je me suis enfermé quelques jours dans mon antre de Bagnols sur Ceze suprimant toutes sorties jusqu'à son dernier mot. j'ai aimé vivre ces instants.



une grande ataraxie berce mon âme
à la lecture de cette prose
de ces quatrains en alexandrins

après tout ce long chemin en solo
vous avez enfin puisé dans le puits de la méditation

grand silence de quelques jours , l'eau vive de la poésie
laissé couler le sel de vos yeux

puis

la lumière à chassé les derniers regrets
d'une vie remplie d'amour

demain très tard vous irez
là bas,

poser vos pas

les mains ouvertes vers le ciel pour décrocher les étoiles !



je relis.

je relis encore.


Lorsque je compose bien Chère Maryjo
Pour que ma plume revête ses atouts singuliers
J’essaie de porter le geste ingénument haut
Que mon calame puise vos battements sacrés.

Merci Amie Poétesse de vos divines roses

Artal

Poeme publié 27 Juin 2008 à 19:28
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28 Juin 2008 à 23:00 Re: Lege quaeso

Artal-

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Citation du message publié par liretjrs

J'ai voyagé dans l'absolue volupté de l'amour et de la tristesse et de l'espoir, de l'extase et de l'agonie du vivant confiant à l'infini le devenir de l'autre.

Somptueux aux larmes
Amitiés liretjrs

Je cueille vos paroles et ma flamme devient paisible.
Merci Liretjrs, votre message est succulent.
AMITIES

Artal
Poeme publié 28 Juin 2008 à 23:00
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28 Juin 2008 à 23:03 Re: Lege quaeso

Artal-

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Citation du message publié par joyami

vous êtes reviendu
j'en reste sans lettre.....
merci cher monsieur
bise de joy

J'aime aussi ce que vous aimez
Je vous embrasse également.
Merci pour vos encouragements
AMITIES

Artal
Poeme publié 28 Juin 2008 à 23:03
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28 Juin 2008 à 23:07 Re: Lege quaeso

Artal-

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Citation du message publié par CHANOU



Artal,

J'ai imprimé les pages de ton long poème pour les lire à loisir.
Tantôt pleurant, tantôt priant, je murmurais ta prose et tes vers, rendue démente par la beauté de ce chef d'oeuvre majeur.

Un admiratrice,

Chanou.


Et mon petit doigt me dit que tu l'aurais déposé près de toi et qu'il aurait déteint dans tes rêves.
CHANOU, tu es un amour et sache que j'aime mes amours.

J'embrasse cette admiratrice admirable que tu es.
Encore un bisou...

Artal
Poeme publié 28 Juin 2008 à 23:07
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29 Juin 2008 à 18:04 Re: Lege quaeso

CHANOU

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Très cher Artal,

Merci pour ce tendre message.
Cependant, moi, les bisous virtuels...

Je ne veux plus rêver, je veux vivre !

Chanou.





Poeme publié 29 Juin 2008 à 18:04
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29 Juin 2008 à 18:20 Re: Lege quaeso

Artal-

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Citation du message publié par CHANOU



Très cher Artal,

Merci pour ce tendre message.
Cependant, moi, les bisous virtuels...

Je ne veux plus rêver, je veux vivre !

Chanou.






Que répondre CHANOU...ton sourire est adorable. La photo l'est également. Tes mots sont-ils une invitation à enjamber le département ?

Virtuel bisou.

Artal
Poeme publié 29 Juin 2008 à 18:20
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