Lege quaesoPoème publié(e) par Artal-Poeme > Poème > Lege quaeso |
| 22 Juin 2008 à 13:33 | Lege quaeso |
![]() Artal- Message privé Poète actif Poèmes publiés: 48 Commentaires: 1139 Votes reçus: 287 Votes distribués: 179 Inscription: 2007-12-30 Bloquer |
Lege Quaeso Tandis que mes fiançailles d'avec Agrypnie battent la fête, conjuguant ma nature d'homme à celle d'un animal solitaire, je poursuis ma quête du rêve de bohème dès que le pouvoir cérébral m'y autorise...Dans la profonde nuit de ce silence sépulcral qui m'envahit, sous l'astre de lumière de l'anodine lampe de chevet au pied grossier d'un bois verni tourné, je disparais dans mes maux. Les pensées sont mes armes, le sommeil un ennemi, et je combats l'opposant sur le champ du cadran à panser mes plaies sans doctrine au déclin. Je vais, je viens tel le féroce du cirque donné à la curiosité d'un transit. Lui dans ses barreaux d'acier et moi entre mes quatre murs d'une chaux blanchie. Je suis au vague décomposé, un relégué baignant dans sa brume hagarde, blême jusqu'à l'asthénie totale. Et je scrute au sablier du temps, l'ambiance d'un goutte à goutte tombé de sa cascade qui dès l'aube va renaître. Courage, courage semble me lancer l'araneae suspendue dans ses fils, ta plume est insipide. Sur le seuil, l'orée du jour cueille ses premières saveurs benoîtes. Le gibet est dressé autour duquel saigne la solitude des mots tranchés, il n'y a plus d'amant, la maîtresse s'isole dans l'avancée de son âge, à veiller les étoiles et leur route suivie Aussi loin tu le peux, va, garde et t'en défends Fuis celui devenu mendigot des étoiles Un poète sans nom affaibli par le temps Qui puise dans son rêve que recouvre le voile Des chants de ses minuits aux pensées à la houle Remâcher la saillie, l'infertile corps décroît Où les mots se succèdent et quand le verbe foule Les silences se font cris et les cris se font froids Je cravache au désordre des souillures du clos en friand de ce soleil qui filtre mon tombeau. Le cœur est touché jusqu'à son défaut et cette peine que j'endure pour la beauté d'une flamme qui s'est éteinte un matin sur un baiser extrême à la longe de mon vers. Les lys et les lilas tapissent les jardins de géhenne où mon âme bouffie de ris artificiels au spectacle grotesque, musarde éthérée. Ma volonté rend ses hommages d'un dépit amer en grand secret à la cause du mal des mollesses d'amour, tout s'éteint sans mystère, les herbes encore fumantes et la lueur des candélabres et le fil de mes jours en ces turbulences hivernales, aux souvenirs qui me dévorent. Ô souviens t'en ce jour, vêtue de brun, un châle sur les épaules où tu t'exposais au délice d'une fin d'automne, les bronzes silencieux au pacte factuel, j'étais faune et toi, jeune corps amour toute de beauté, fondante entre mes doigts, chère ombre devenue, toujours en splendeur divine et mon cœur trémulera éternellement au flot de ces silences nocturnes. Les orages ont pâli les roses du courtil, ont pleuré le ciel, les vents, les rais du soleil, le reflet de nos ans d'où rayonnait l'amour alors que, peu à peu s'éteignaient les beaux jours. Toute cette œuvre de vie intime transporte sans repos sur les rives du Styx, mon âme et son bagage, nos riches splendeurs, ma misère et tes pleurs. Mais comment m'acquitter du forfait d'infortune Mon amour vétilleux, ses multiples accords Au jardin des tendresses quand se vit la rancune Les hier retrempés se noient aux désaccords Nos printemps défeuillés, les funèbres blessures De ces nuits qui projettent leurs obscures couleurs Qu'accablent les péchés en montée des mercures Sous les astres voilés ne guériront nos cœurs. Que servent ces paroles à gorger l'univers Cendres des feux impies mes songes sont chargés Devrais-je submerger de mes sanglots amers Les filles de Zeus par des chants de regrets. Tout mon monde s'écroule, dois-je en disperser les ruines afin de m'ouvrir sur une condition brutalement différente et toute nouvelle, mais comment ignorer tout ce passé, toi qui a été mienne, moi qui étais autre. Ce futur nécessaire n'existe pas alors que je ne suis qu'un démon d'Enfer qui essaie de guérir sa nostalgie à peindre et dépeindre ton visage à la fois si pur et si doux et je me dois de te rendre un intime hommage éternel, au pyrée de mon feu. Cette aventure de reclus, je la vis telle que je la mérite mais le lieu est si beau qu'il se forme ce contraste du pur et de l'impur, de l'héritier de cette antique Provence au déshérité de ce monde, piétinant l'Élysée primitif. Je bagote sur ce sentier occitanien estimant le fardeau de mes fautes, c'est une leçon de vivre, laquelle j'édifie au compte du « garri terré » privé de l'essentiel fécond des racines de ce monde. Les symboles s'infiltrent jusque dans mes songes, le fleuve qui nous sépare est un désordre des deux, venus s'unir dans le même lit depuis la nuit de nos temps. Mais on dit du temps qui se veut passé qu'il est hors du réel, que la vie est un songe couché sur son cauchemar, le penseur en sursis dans la spirale du mouvement. Amère solitude je pendille en potence L'étendue de mes nuits, espace confondu A plier sous le faix qu'oppresse le silence Je vis et désespère où le rêve est rompu. Ô la Cèze dormeuse que j'envie votre lit Mon être qui me fuit aux mânes s'est vendu Je lui berce l'adieu soufflant ma poésie Il est déjà bien tard mon monde trop perclus J'arpente le déclin, se décroît mon ivresse Une Agonie sans trêve que forge l'aboulie L'ombre de mon destin en bien pâle caresse Par ce miroir fantasque aux mille reflets polis. Ton empreinte m'assiste, mirage de vermeil Mais soudain tout se brise en fond de barbarie Acidulé trumeau, consterné par l'éveil Bien condamné je suis, le fiancé d'Agrypnie. Chanter l'affection, la splendeur idéale aux portes du Midi autour d'une souche d'olivier millénaire nourri de cette terre que nous aimons, qui t'aura vu naître et grandir tandis que moi je vivais la guerre, l'exil dès ma première décade, côtoyé la mort honorable et toute son unité négative. Tu vivais tes premières tresses et moi mes premiers cauchemars. J'ai longtemps cru que la vie durait une éternité, avec un assez long temps afin de vivre un jour le bonheur édénique, mais combien j'ignorais que cette éternité là avait une fin. Je vis à présent ma solitude soit, dans le plus douillet des berceaux mais ce jour tu n'es plus là, pour attiser le campos. J'avais rêvé ce monde voilé dans l'abandon A méditer ton ombre, le galbe de ton corps Tous ces moments vécus, ta chaste reddition Figée dans la caresse aux offrandes d'accords Imaginé ce règne celui de mon regain Où je vis le moment dans l'antre des métriques La fleur de poésie fécondée de ma main En veilleur de ses nuits aux lueurs héroïques Anticipé le temps, dérive du hasard A me jouer de l'ère des signes du néant De celui quotidien, il n'est jamais trop tard Pour bayer aux nuées j'oublie le consternant Ah, j'ai soif de la vie, les arts, leurs agréments La saison du printemps dans les jardins fleuris Te prendre par la main, clamer d'exquis serments Sous le perron grisant des pures anagogies Mais à me définir, sur le seuil de l'Érèbe Je ne suis qu'un errant platonique songeur Une œuvre du Démon que pâture la plèbe La complainte surfaite du reclus louangeur Perverti dans mes maux où bouillonne la rêverie, mon âme s'aboutant aux étreintes de la plume alors que la réserve me brûle les veines. Je sombre où la faiblesse est si douce dans les heures tardives de ce monde mi-lune, mi-soleil sous le pavois du ravissement. Un poème se naît et je cultive ses premiers sons. Il est à toi ma mie, Lege quaeso, lis le je t'en prie, au souvenir de l'enchantement qui fut nôtre, tandis que nous allâmes sur les granits tantôt noirs, tantôt roses, taillés d'une main maladroite, du moins, bien à distance du programme divin. Passifs, nous captivons la chaleur des crépuscules, ton sourire s'est éteint sur ton doux visage mais il demeure en moi et j'en informerai les gabelous du Grand Maître. Je déclare Saint Père au mystère enivrant Conserver l'anamnèse dans la perpétuité L'amour et la sagesse, le sourire exaltant De celle que j'ai aimée sans m'y être ajusté. Je gage me soumettre aux lois de nos aînés Aux saintes assemblées, à la constitution Mais j'entends cultiver les éclats sublimés L'ivresse de son cœur de par l'adoration. Ô préservez Seigneur le philtre à l'apogée Celui du pur regret en mon nuage cendreux Endiguez ma souffrance protégez mon aimée Des elfes diaboliques les foudres de ces gueux J'expose mes péchés en fresque surchargée La coulpe de la chair mon égoïsme affreux Si près de vous Très-Haut mon âme protégée Et son icône avec, au royaume glorieux Je dépose à vos pieds mes errances insanes Vous êtes le sauveur, la voie et le nocher Offrez à mon élue les sources mélomanes La lyre d'Amphion et prions là chanter. Ô écoutez Seigneur le fond de sa pensée En écho du soleil la musique des sphères Toute la symphonie est aux anges adressée L'âme d'une choriste ses sourires aurifères Prisonnier de tes lèvres fraîches comme l'Issole, pareille de ta chair comme un oued divin, outre la confession, ce jour, ma Muse, je me devais de prier. Un poème de Artal http://pagesperso-orange.fr/artal-poemes/artal-poemes.html |
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Poeme publié 22 Juin 2008 à 13:33 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
| 22 Juin 2008 à 13:38 | Re: Lege quaeso |
![]() ecrireve Message privé Usager Supprimé Poèmes publiés: 213 Commentaires: 8038 Votes reçus: 1068 Votes distribués: 1042 Inscription: 2008-03-11 Bloquer |
Chanter l'affection, la splendeur idéale aux portes du Midi autour d'une souche d'olivier millénaire nourri de cette terre que nous aimons, qui t'aura vu naître et grandir tandis que moi je vivais la guerre, l'exil dès ma première décade, côtoyé la mort honorable et toute son unité négative. Tu vivais tes premières tresses et moi mes premiers cauchemars. J'ai longtemps cru que la vie durait une éternité, avec un assez long temps afin de vivre un jour le bonheur édénique, mais combien j'ignorais que cette éternité là avait une fin. Je vis à présent ma solitude soit, dans le plus douillet des berceaux mais ce jour tu n'es plus là, pour attiser le campos. J'avais rêvé ce monde voilé dans l'abandon A méditer ton ombre, le galbe de ton corps Tous ces moments vécus, ta chaste reddition Figée dans la caresse aux offrandes d'accords |
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Poeme publié 22 Juin 2008 à 13:38 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
| 22 Juin 2008 à 13:48 | Re: Lege quaeso |
![]() ecrireve Message privé Usager Supprimé Poèmes publiés: 213 Commentaires: 8038 Votes reçus: 1068 Votes distribués: 1042 Inscription: 2008-03-11 Bloquer |
L'amour et la sagesse, le sourire exaltant De celle que j'ai aimée sans m'y être ajusté. Endiguez ma souffrance protégez mon aimée Des elfes diaboliques les foudres de ces gueux Nos printemps défeuillés, les funèbres blessures De ces nuits qui projettent leurs obscures couleurs Qu'accablent les péchés en montée des mercures Sous les astres voilés ne guériront nos cœurs. Lege Quaeso Tandis que mes fiançailles d'avec Agrypnie battent la fête, conjuguant ma nature d'homme à celle d'un animal solitaire, je poursuis ma quête du rêve de bohème dès que le pouvoir cérébral m'y autorise. quelle sublime ode à votre fiancée ! Je dépose à vos pieds mes errances insanes Vous êtes le sauveur, la voie et le nocher Offrez à mon élue les sources mélomanes La lyre d'Amphion et prions là chanter. mais..... je reste admirative, songeuse sous ce bel écrit ! je m'attarde sur les coutures aux ourlets secrets pour caresser d'un regard, la fine soie en broderie le poète coud l'habit , le lecteur s'en revêt ! 1 VOTE + joli jour d'été à vous poète ARTAL. |
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Poeme publié 22 Juin 2008 à 13:48 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
| 22 Juin 2008 à 13:48 | Re: Lege quaeso |
![]() Artal- Message privé Poète actif Poèmes publiés: 48 Commentaires: 1139 Votes reçus: 287 Votes distribués: 179 Inscription: 2007-12-30 Bloquer |
Ecrireve tu es la plume dont rêve le poète La solitude en rimes dans l'éternité sans fin Que fige la caresse au rytme d'une quête Quand je dépose mes mots s'inspire mon lendemain. |
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Poeme publié 22 Juin 2008 à 13:48 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
| 22 Juin 2008 à 13:56 | Re: Lege quaeso |
![]() ecrireve Message privé Usager Supprimé Poèmes publiés: 213 Commentaires: 8038 Votes reçus: 1068 Votes distribués: 1042 Inscription: 2008-03-11 Bloquer |
Perverti dans mes maux où bouillonne la rêverie, mon âme s'aboutant aux étreintes de la plume alors que la réserve me brûle les veines. Je sombre où la faiblesse est si douce dans les heures tardives de ce monde mi-lune, mi-soleil sous le pavois du ravissement. Un poème se naît et je cultive ses premiers sons. Il est à toi ma mie, Lege quaeso, lis le je t'en prie, au souvenir de l'enchantement qui fut nôtre, à relire.. un à un ces vers..mélancoliques. pour découvrir l'éclat coruscant de votre plume parée de ses ors ! |
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Poeme publié 22 Juin 2008 à 13:56 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
| 22 Juin 2008 à 13:58 | Re: Lege quaeso |
![]() bernardaix Message privé Poète timide Poèmes publiés: 8 Commentaires: 700 Votes reçus: 73 Votes distribués: 138 Inscription: 2008-02-17 Bloquer |
A mon âge, je me fatigue vite, mais je suis arrivé à bout de ce très beau texte ! Avec mes amitiés. Bernardaix |
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Poeme publié 22 Juin 2008 à 13:58 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
| 22 Juin 2008 à 14:02 | Re: Lege quaeso |
![]() edanaloy Message privé Poétesse active Poèmes publiés: 78 Commentaires: 9357 Votes reçus: 936 Votes distribués: 2429 Inscription: 2007-08-30 Bloquer |
merçi artal pour ce trés beau texte qui se lit avec grand plaisir |
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Poeme publié 22 Juin 2008 à 14:02 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
| 22 Juin 2008 à 14:02 | Re: Lege quaeso |
![]() edanaloy Message privé Poétesse active Poèmes publiés: 78 Commentaires: 9357 Votes reçus: 936 Votes distribués: 2429 Inscription: 2007-08-30 Bloquer |
merçi artal pour ce trés beau texte qui se lit avec grand plaisir |
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Poeme publié 22 Juin 2008 à 14:02 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
| 22 Juin 2008 à 14:22 | Re: Lege quaeso |
![]() Artal- Message privé Poète actif Poèmes publiés: 48 Commentaires: 1139 Votes reçus: 287 Votes distribués: 179 Inscription: 2007-12-30 Bloquer |
Citation du message publié par bernardaix
A mon âge, je me fatigue vite, mais je suis arrivé à bout de ce très beau texte ! Avec mes amitiés. Bernardaix L'âge est au temps, le regard au présent. Merci Bernadaix d'avoir défié votre fatigue. Une égale amitié. Artal |
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Poeme publié 22 Juin 2008 à 14:22 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
| 22 Juin 2008 à 14:25 | Re: Lege quaeso |
![]() Artal- Message privé Poète actif Poèmes publiés: 48 Commentaires: 1139 Votes reçus: 287 Votes distribués: 179 Inscription: 2007-12-30 Bloquer |
Citation du message publié par edanaloy
merçi artal pour ce trés beau texte qui se lit avec grand plaisir J'aime ce texte pour lequel je me suis enfermé quelques jours dans mon antre de Bagnols sur Ceze suprimant toutes sorties jusqu'à son dernier mot. j'ai aimé vivre ces instants. Encore merci Poétesse Artal |
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Poeme publié 22 Juin 2008 à 14:25 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
| 22 Juin 2008 à 14:59 | Re: Lege quaeso |
![]() ecrireve Message privé Usager Supprimé Poèmes publiés: 213 Commentaires: 8038 Votes reçus: 1068 Votes distribués: 1042 Inscription: 2008-03-11 Bloquer |
J'aime ce texte pour lequel je me suis enfermé quelques jours dans mon antre de Bagnols sur Ceze suprimant toutes sorties jusqu'à son dernier mot. j'ai aimé vivre ces instants. une grande ataraxie berce mon âme à la lecture de cette prose de ces quatrains en alexandrins après tout ce long chemin en solo vous avez enfin puisé dans le puits de la méditation grand silence de quelques jours , l'eau vive de la poésie laissé couler le sel de vos yeux puis la lumière à chassé les derniers regrets d'une vie remplie d'amour demain très tard vous irez là bas, poser vos pas les mains ouvertes vers le ciel pour décrocher les étoiles ! je relis. je relis encore. |
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Poeme publié 22 Juin 2008 à 14:59 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
| 22 Juin 2008 à 18:39 | Re: Lege quaeso |
![]() liretjrs Message privé Poète actif Poèmes publiés: 35 Commentaires: 668 Votes reçus: 138 Votes distribués: 5 Inscription: 2007-11-04 Bloquer |
J'ai voyagé dans l'absolue volupté de l'amour et de la tristesse et de l'espoir, de l'extase et de l'agonie du vivant confiant à l'infini le devenir de l'autre. Somptueux aux larmes Amitiés liretjrs |
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Poeme publié 22 Juin 2008 à 18:39 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
| 23 Juin 2008 à 00:45 | Re: Lege quaeso |
![]() blondinette Message privé Poétesse prolifique Poèmes publiés: 374 Commentaires: 19158 Votes reçus: 1927 Votes distribués: 2501 Inscription: 2007-08-16 Bloquer |
Il est à toi ma mie, Lege quaeso, lis le je t'en prie, au souvenir de l'enchantement qui fut nôtre, tandis que nous allâmes sur les granits tantôt noirs, tantôt roses, taillés d'une main maladroite, du moins, bien à distance du programme divin. Passifs, nous captivons la chaleur des crépuscules, ton sourire s'est éteint sur ton doux visage mais il demeure en moi et j'en informerai les gabelous du Grand Maître... Bravo!!! Artal pour ce poème Sublime à mes yeux Toujours un délice de te lire Ton amie BLondinette |
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Poeme publié 23 Juin 2008 à 00:45 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
| 23 Juin 2008 à 00:56 | Re: Lege quaeso |
![]() bonois Message privé Poète actif Poèmes publiés: 69 Commentaires: 12814 Votes reçus: 2133 Votes distribués: 1269 Inscription: 2007-12-10 Bloquer |
Cuvée spéciale d'un très bon Artal : se déguste à petites gorgées ! Merci poète pour ce superbe partage. Bien à toi Artal. Amitiés |
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Poeme publié 23 Juin 2008 à 00:56 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
| 23 Juin 2008 à 11:22 | Re: Lege quaeso |
![]() CHANOU Message privé Poétesse active Poèmes publiés: 144 Commentaires: 5231 Votes reçus: 601 Votes distribués: 1150 Inscription: 2007-11-01 Bloquer |
Que ces murs blancs de détenu mettent de beaux accents dans l'oeuvre de l'Aède ! Retourner encore sur ces lignes que j'ai tout simplement frôlées des yeux, avant que de rejoindre mon Castelnau aimé. Merci pour cet avant plaisir, que j'approfondirai à mon retour. Amitiés, Chanou. |
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Poeme publié 23 Juin 2008 à 11:22 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
| 23 Juin 2008 à 18:21 | Re: Lege quaeso |
![]() ecrireve Message privé Usager Supprimé Poèmes publiés: 213 Commentaires: 8038 Votes reçus: 1068 Votes distribués: 1042 Inscription: 2008-03-11 Bloquer |
je passe relire en toute quiétude pour savourer chaque mot j'aime couver d'un regard admiratif , étonné, chaque pétale de fleur, puis j' inhale les fragrances jusqu'à l'ivresse , capte l'essence volatile qui se dépose en perles çà et là, au fil de ma (re)découverte mais malgré mes pas silencieux vers ce lieu , je reste devant la porte close du du jardinet secret de l'âme du poète Artal. je relis ce beau passage ! Je cravache au désordre des souillures du clos en friand de ce soleil qui filtre mon tombeau. Le cœur est touché jusqu'à son défaut et cette peine que j'endure pour la beauté d'une flamme qui s'est éteinte un matin sur un baiser extrême à la longe de mon vers. Les lys et les lilas tapissent les jardins de géhenne où mon âme bouffie de ris artificiels au spectacle grotesque, musarde éthérée. Ma volonté rend ses hommages d'un dépit amer en grand secret à la cause du mal des mollesses d'amour, tout s'éteint sans mystère, les herbes encore fumantes et la lueur des candélabres et le fil de mes jours en ces turbulences hivernales, aux souvenirs qui me dévorent. Ô souviens t'en ce jour, vêtue de brun, un châle sur les épaules où tu t'exposais au délice d'une fin d'automne, les bronzes silencieux au pacte factuel, j'étais faune et toi, jeune corps amour toute de beauté, fondante entre mes doigts, chère ombre devenue, toujours en splendeur divine et mon cœur trémulera éternellement au flot de ces silences nocturnes. Les orages ont pâli les roses du courtil, ont pleuré le ciel, les vents, les rais du soleil, le reflet de nos ans d'où rayonnait l'amour alors que, peu à peu s'éteignaient les beaux jours. Toute cette œuvre de vie intime transporte sans repos sur les rives du Styx, mon âme et son bagage, nos riches splendeurs, ma misère et tes pleurs. |
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Poeme publié 23 Juin 2008 à 18:21 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
| 23 Juin 2008 à 18:55 | Re: Lege quaeso |
![]() kiproko Message privé Poétesse active Poèmes publiés: 60 Commentaires: 4531 Votes reçus: 487 Votes distribués: 1 Inscription: 2008-01-17 Bloquer |
Un sublime hommage à la poésie ! Par tes mots, tu la pares de ses lettres de noblesse... Quel ravissement ce texte lu hier, relu aujourd'hui et toujours avec le même plaisir.....comme un voyage au souffle long dont on revient enchanté... Amicalement Kiproko |
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Poeme publié 23 Juin 2008 à 18:55 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
| 23 Juin 2008 à 19:36 | Re: Lege quaeso |
![]() joyami Message privé Poétesse active Poèmes publiés: 49 Commentaires: 198 Votes reçus: 20 Votes distribués: 19 Inscription: 2008-02-18 Bloquer |
vous êtes reviendu j'en reste sans lettre..... merci cher monsieur bise de joy |
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Poeme publié 23 Juin 2008 à 19:36 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
| 24 Juin 2008 à 10:38 | Re: Lege quaeso |
![]() CHANOU Message privé Poétesse active Poèmes publiés: 144 Commentaires: 5231 Votes reçus: 601 Votes distribués: 1150 Inscription: 2007-11-01 Bloquer |
Artal, J'ai imprimé les pages de ton long poème pour les lire à loisir. Tantôt pleurant, tantôt priant, je murmurais ta prose et tes vers, rendue démente par la beauté de ce chef d'oeuvre majeur. Un admiratrice, Chanou. |
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Poeme publié 24 Juin 2008 à 10:38 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
| 27 Juin 2008 à 19:28 | Re: Lege quaeso |
![]() Artal- Message privé Poète actif Poèmes publiés: 48 Commentaires: 1139 Votes reçus: 287 Votes distribués: 179 Inscription: 2007-12-30 Bloquer |
Citation du message publié par ecrireve
J'aime ce texte pour lequel je me suis enfermé quelques jours dans mon antre de Bagnols sur Ceze suprimant toutes sorties jusqu'à son dernier mot. j'ai aimé vivre ces instants. une grande ataraxie berce mon âme à la lecture de cette prose de ces quatrains en alexandrins après tout ce long chemin en solo vous avez enfin puisé dans le puits de la méditation grand silence de quelques jours , l'eau vive de la poésie laissé couler le sel de vos yeux puis la lumière à chassé les derniers regrets d'une vie remplie d'amour demain très tard vous irez là bas, poser vos pas les mains ouvertes vers le ciel pour décrocher les étoiles ! je relis. je relis encore. Lorsque je compose bien Chère Maryjo Pour que ma plume revête ses atouts singuliers J’essaie de porter le geste ingénument haut Que mon calame puise vos battements sacrés. Merci Amie Poétesse de vos divines roses Artal |
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Poeme publié 27 Juin 2008 à 19:28 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
| 28 Juin 2008 à 23:00 | Re: Lege quaeso |
![]() Artal- Message privé Poète actif Poèmes publiés: 48 Commentaires: 1139 Votes reçus: 287 Votes distribués: 179 Inscription: 2007-12-30 Bloquer |
Citation du message publié par liretjrs
J'ai voyagé dans l'absolue volupté de l'amour et de la tristesse et de l'espoir, de l'extase et de l'agonie du vivant confiant à l'infini le devenir de l'autre. Somptueux aux larmes Amitiés liretjrs Je cueille vos paroles et ma flamme devient paisible. Merci Liretjrs, votre message est succulent. AMITIES Artal |
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Poeme publié 28 Juin 2008 à 23:00 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
| 28 Juin 2008 à 23:03 | Re: Lege quaeso |
![]() Artal- Message privé Poète actif Poèmes publiés: 48 Commentaires: 1139 Votes reçus: 287 Votes distribués: 179 Inscription: 2007-12-30 Bloquer |
Citation du message publié par joyami
vous êtes reviendu j'en reste sans lettre..... merci cher monsieur bise de joy J'aime aussi ce que vous aimez Je vous embrasse également. Merci pour vos encouragements AMITIES Artal |
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Poeme publié 28 Juin 2008 à 23:03 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
| 28 Juin 2008 à 23:07 | Re: Lege quaeso |
![]() Artal- Message privé Poète actif Poèmes publiés: 48 Commentaires: 1139 Votes reçus: 287 Votes distribués: 179 Inscription: 2007-12-30 Bloquer |
Citation du message publié par CHANOU
Artal, J'ai imprimé les pages de ton long poème pour les lire à loisir. Tantôt pleurant, tantôt priant, je murmurais ta prose et tes vers, rendue démente par la beauté de ce chef d'oeuvre majeur. Un admiratrice, Chanou. Et mon petit doigt me dit que tu l'aurais déposé près de toi et qu'il aurait déteint dans tes rêves. CHANOU, tu es un amour et sache que j'aime mes amours. J'embrasse cette admiratrice admirable que tu es. Encore un bisou... Artal |
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Poeme publié 28 Juin 2008 à 23:07 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
| 29 Juin 2008 à 18:04 | Re: Lege quaeso |
![]() CHANOU Message privé Poétesse active Poèmes publiés: 144 Commentaires: 5231 Votes reçus: 601 Votes distribués: 1150 Inscription: 2007-11-01 Bloquer |
Très cher Artal, Merci pour ce tendre message. Cependant, moi, les bisous virtuels... Je ne veux plus rêver, je veux vivre ! Chanou. |
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Poeme publié 29 Juin 2008 à 18:04 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
| 29 Juin 2008 à 18:20 | Re: Lege quaeso |
![]() Artal- Message privé Poète actif Poèmes publiés: 48 Commentaires: 1139 Votes reçus: 287 Votes distribués: 179 Inscription: 2007-12-30 Bloquer |
Citation du message publié par CHANOU
Très cher Artal, Merci pour ce tendre message. Cependant, moi, les bisous virtuels... Je ne veux plus rêver, je veux vivre ! Chanou. Que répondre CHANOU...ton sourire est adorable. La photo l'est également. Tes mots sont-ils une invitation à enjamber le département ? Virtuel bisou. Artal |
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Poeme publié 29 Juin 2008 à 18:20 + 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème |
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