LES CHEMINS DU VENT

Poème publié(e) par Ghabriel
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15 Mai 2008 à 07:32 LES CHEMINS DU VENT

Ghabriel

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Les chemins du vent
Les Chemins du vent


Tantôt glacial, tantôt doux il souffle sur l’existence
Il trace la voie de l’infinité qui pavoise son essence
Solitaire dans l’univers, son mouvement glisse éternellement
Jusque dans la profondeur sulfureuse d’une Création qui ment

Périple hasardeux dans la fente d’une souillarde
Pauvreté du clochard amnésique, destinée bâtarde
Chamboulé, ignoré, il fond en larmes devant l’image
Jeunesse cramée aujourd’hui flétrie, une folle rage

Pause fastueuse dans le château de l’élite en quarantaine
Frémissement du bonheur dans leur gloire toute puritaine
Sémillante beauté au fatum mirifique, Dieu t’a prêté vie
Loin de l’opprobre dans la mistoufle, jeux d’escroquerie

Voyage dans l’Univers magique des chérubins ensorceleurs
Rêves lustrés dans les confins de l’imaginaire tentateur
Joies et peines fomenteront la Terre promise
Jeunesse deviendra mature dans la zone grise

Douce escapade dans la niche des amants survoltés
Les burnes dodelinées il perça son coeur enflammé
La bonne foutée ruisselait de sueurs en se balançant
L’aubade de nuit terminée, le don retomba nonchalant

Vent torride pénétrant le flanc creux des collines
Les feuilles se tordent cajolées par la pluie fine
D’autres se détachent et s’envolent pour mourir
Le coeur pur de la nature bat pour ne pas périr

Vendetta du typhon dévastera le sol de la cocagne
Nature flouée enclenchera la colère des montagnes
Colère de Neptune engloutira l’héritier de Babylone
Temples rasés par le simoun de l’infidèle Malicorne

Vanité des vanités tu t’égares dans ton crépuscule
Déesse du trumeau qui engendre la tour qui bascule
Profane insidieuse, ton haleine d’égoût sent la cautèle
Ta face moufflue gonfle et prône la flagornerie du zèle

Libre comme l’air pur, le Gardien de la vie précieuse
Protège de l’ignivome ardent la jeune âme aventureuse
Déambulant seule dans les murailles de l’inconscience
Tempête de joie et de bonheur briseront sa conscience

Nuit frigide violée par la galerne belliqueuse
Ci-gît la misère piégée dans sa bêtise hideuse
Les yeux hagards guident la civilisation de la rue
Un épais brouillard, le galapiat rêve de l’ingénue


Vent furtif se glisse en cachette dans une sinueuse élégance
Envahit la rue en fouettant les visages de la tendre enfance
Secouant la glauque verdure des charmilles, il franchit la combe
S’enfuyant sous les immenses cumulo-nimbus, il surgira en trombe

Vieillesse claquera sous les assauts de l’ouragan dévastateur
Solitude dans l’engrenage des jours d’un avenir qui fait peur
Tourbillon du temps qui se dissout dans une mer hostile
L’ancien sent le borée cravacher son âme rendue stérile

Noblesse réjouie tu sèmes le grain de ta magnificence
Gaieté subliminale ne te resquille pas de l’innocence
Car ta chandelle sera soufflée par le mistral karmique
Tes jours luxueux s’éteindront dans un hasard tragique

Vent de fraîcheur pour les enfants de l’esprit frondeur
Soif de vivre la liberté puisse s’accomplir en grandeur
Héritiers du futur, ils érigeront le parangon du génie
L’apothéose des prophètes s’accomplira dans l’harmonie

Le baume de vie se versa paisiblement dans le caramara
Délire jouissif survint, l’aphidos affriolait la pièta
Ils s’entrelaçaient sur le sablun blanc frôlé par la bise
La bonne eau dégoulinait entre les cuisses de la marquise

Les Chemins du vent couperont la grisaille du silence
Dure vérité dévoilée au grand jour de sa connaissance
Souveraineté élogieuse de ta puissance, ô simple d’esprit
Tu te faufileras dans les creux de l’Histoire qui s’écrit

Ton ombre planera sur la gnose interdite
Ton feu brûlera la quintessence du mythe
Ses cendres se disperseront vers l’horizon lointain
Un vent nouveau incarnera l’initié semeur du demain

Pouvoir de sagesse s’intronisera au royaume de la simplicité
Jeunes et vieillards forgeront les emblèmes de la complicité
Le temps s’arrêtera pour mieux goûter une saveur fraternelle
Chemins du vent, ils guideront les Fils de la Terre nouvelle

Ghabriel
Poeme publié 15 Mai 2008 à 07:32
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