Croqueuse de rêves

Poème publié(e) par kiproko
Poeme > Poème > Croqueuse de rêves
01 02 03 Page suivante »
24 Avr 2008 à 10:42 Croqueuse de rêves

kiproko

Message privé
Poétesse active
Poèmes publiés: 58
Commentaires: 4172
Votes reçus: 452
Votes distribués: 1
Inscription: 2008-01-17
Bloquer
Quitter les planches vermoulues,
le plafond refermé comme un couvercle
ou évidé comme un soupirail,
portes aux gonds inaccessibles,

Nasse emprisonnante en immersion,
s'évader de cette forteresse
qui cadenasse les élans du coeur,
libérer l'écoute et le rêve,

Ouvrir le décor sur l'infini,
sortir de sa bonbonnière surannée,
laisser se profiler le bonheur
et se creuser ainsi le vertige,

Ecouter le bruissement du monde
comme une soif secrète,
elle attendait chaque signe du temps,
tout restait à réinventer dans ses yeux.

Kiproko
Poeme publié 24 Avr 2008 à 10:42
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
24 Avr 2008 à 10:46 Re: Croqueuse de rêves

Patou77

Message privé
Usager Supprimé
Poèmes publiés: 298
Commentaires: 4462
Votes reçus: 859
Votes distribués: 1577
Inscription: 2008-01-26
Bloquer
Je croque cette poésie à même les rêves (étant très rêveuse çà me parle tout de même un peu ...)
=vote
Poeme publié 24 Avr 2008 à 10:46
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
24 Avr 2008 à 10:52 Re: Croqueuse de rêves

cidroline

Message privé
Usager Supprimé
Poèmes publiés: 303
Commentaires: 3638
Votes reçus: 507
Votes distribués: 243
Inscription: 2007-09-19
Bloquer

Je n'ai rien compris au sens de ce poème mais bercée par le rythme des infinitifs (injonctifs?), ça m'a plus.

Mais de quoi parles-tu?
Poeme publié 24 Avr 2008 à 10:52
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
24 Avr 2008 à 10:57 Re: Croqueuse de rêves

muscaris

Message privé
Poétesse active
Poèmes publiés: 108
Commentaires: 6594
Votes reçus: 615
Votes distribués: 923
Inscription: 2008-04-02
Bloquer
Magnifique, koproko! Tout simplement magnifique!

Faisons sauter tous les écrous, déboulonnons les vieilles grilles, ouvrons les portes des cellules!
Poeme publié 24 Avr 2008 à 10:57
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
24 Avr 2008 à 12:45 Re: Croqueuse de rêves

HENRIPIERRE

Message privé
Poète actif
Poèmes publiés: 66
Commentaires: 2391
Votes reçus: 296
Votes distribués: 627
Inscription: 2007-11-10
Bloquer
Si les poèmes avaient un parfum, je dirais que ça sent l'évasion et la liberté (pour la première c'est sûr, pour la seconde c'est toujours plus délicat). Amicales salutations.
Poeme publié 24 Avr 2008 à 12:45
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
24 Avr 2008 à 17:42 Re: Croqueuse de rêves

CINERAIRE

Message privé
Usager Supprimé
Poèmes publiés: 102
Commentaires: 1550
Votes reçus: 195
Votes distribués: 160
Inscription: 2007-12-23
Bloquer
Guetter les hirondelles qui ne sont pas encore là, le muguet qui courbe ses clochettes sous la feuille du géranuim, les pattes de chat arrondies dans l'aurore, et le rire des enfants, parfois en bouffées de fraîcheur.
Là-bas, où presque plus personne ne va d'essentiel.
Madame k a raison de respirer le monde qui s'offre à elle.
Poeme publié 24 Avr 2008 à 17:42
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
24 Avr 2008 à 17:42 Re: Croqueuse de rêves

CINERAIRE

Message privé
Usager Supprimé
Poèmes publiés: 102
Commentaires: 1550
Votes reçus: 195
Votes distribués: 160
Inscription: 2007-12-23
Bloquer
Guetter les hirondelles qui ne sont pas encore là, le muguet qui courbe ses clochettes sous la feuille du géranuim, les pattes de chat arrondies dans l'aurore, et le rire des enfants, parfois en bouffées de fraîcheur.
Là-bas, où presque plus personne ne va d'essentiel.
Madame k a raison de respirer le monde qui s'offre à elle.
Poeme publié 24 Avr 2008 à 17:42
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
24 Avr 2008 à 19:10 Re: Croqueuse de rêves

antoine38

Message privé
Poète actif
Poèmes publiés: 41
Commentaires: 2825
Votes reçus: 332
Votes distribués: 513
Inscription: 2008-01-04
Bloquer
c'est un beau programme!
très joli!

amitiés bise et vote
Poeme publié 24 Avr 2008 à 19:10
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
24 Avr 2008 à 20:28 Re: Croqueuse de rêves

kiproko

Message privé
Poétesse active
Poèmes publiés: 58
Commentaires: 4172
Votes reçus: 452
Votes distribués: 1
Inscription: 2008-01-17
Bloquer
Citation du message publié par Patou77

Je croque cette poésie à même les rêves (étant très rêveuse çà me parle tout de même un peu ...)
=vote

Merci Patou à toi d'être passée ici et si, en plus, tu as rêvé un peu....alors que demander de plus à la poésie...
Je t'offre quelques vers de Henri-Frédéric Amiel...en espérant qu'il t'apportera encore un peu de rêve...

Petite perle cristalline

" Petite perle cristalline
Tremblante fille du matin,
Au bout de la feuille de thym
Que fais-tu sur la colline ?

Avant la fleur, avant l'oiseau,
Avant le réveil de l'aurore,
Quand le vallon sommeille encore
Que fais-tu là sur le coteau ? "

Kiproko
Poeme publié 24 Avr 2008 à 20:28
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
24 Avr 2008 à 20:35 Re: Croqueuse de rêves

kiproko

Message privé
Poétesse active
Poèmes publiés: 58
Commentaires: 4172
Votes reçus: 452
Votes distribués: 1
Inscription: 2008-01-17
Bloquer
Citation du message publié par cidroline


Je n'ai rien compris au sens de ce poème mais bercée par le rythme des infinitifs (injonctifs?), ça m'a plus.

Mais de quoi parles-tu?

Merci de ton passage, Cidroline ! comment ça ? rien compris ! pas grave ! je parlais de ces échappées qui nous portent hors de l'ordinaire, de ces songes qui nous poussent hors des murs, l'envie de croquer les rêves quand nous pèse la monotonie...mais les mots portent toujours en eux la menace de rester incompris....et on laisse toujours à l'interprète de nos mots l'ouverture qu'il veut en faire...
Pour toi, un long poème de Théodore de Banville....

Le saut du tremplin

lown admirable, en vérité !
Je crois que la postérité,
Dont sans cesse l'horizon bouge,
Le reverra, sa plaie au flanc.
Il était barbouillé de blanc,
De jaune, de vert et de rouge.

Même jusqu'à Madagascar
Son nom était parvenu, car
C'était selon tous les principes
Qu'après les cercles de papier,
Sans jamais les estropier
Il traversait le rond des pipes.

De la pesanteur affranchi,
Sans y voir clair il eût franchi
Les escaliers de Piranèse.
La lumière qui le frappait
Faisait resplendir son toupet
Comme un brasier dans la fournaise.

Il s'élevait à des hauteurs
Telles, que les autres sauteurs
Se consumaient en luttes vaines.
Ils le trouvaient décourageant,
Et murmuraient : " Quel vif-argent
Ce démon a-t-il dans les veines ? "

Tout le peuple criait : " Bravo! "
Mais lui, par un effort nouveau,
Semblait roidir sa jambe nue,
Et, sans que l'on sût avec qui,
Cet émule de la Saqui
Parlait bas en langue inconnue.

C'était avec son cher tremplin.
Il lui disait : " Théâtre, plein
D'inspiration fantastique,
Tremplin qui tressailles d'émoi
Quand je prends un élan, fais-moi
Bondir plus haut, planche élastique !

" Frêle machine aux reins puissants,
Fais-moi bondir, moi qui me sens
Plus agile que les panthères,
Si haut que je ne puisse voir,
Avec leur cruel habit noir
Ces épiciers et ces notaires !

" Par quelque prodige pompeux
Fais-moi monter, si tu le peux,
Jusqu'à ces sommets où, sans règles,
Embrouillant les cheveux vermeils
Des planètes et des soleils,
Se croisent la foudre et les aigles.

Jusqu'à ces éthers pleins de bruit,
Où, mêlant dans l'affreuse nuit
Leurs haleines exténuées,
Les autans ivres de courroux
Dorment, échevelés et fous,
Sur les seins pâles des nuées.

" Plus haut encor, jusqu'au ciel pur !
Jusqu'à ce lapis dont l'azur
Couvre notre prison mouvante !
Jusqu'à ces rouges Orients
Où marchent des Dieux flamboyants,
Fous de colère et d'épouvante.

" Plus loin ! plus haut ! je vois encor
Des boursiers à lunettes d'or,
Des critiques, des demoiselles
Et des réalistes en feu.
Plus haut ! plus loin ! de l'air ! du bleu !
Des ailes ! des ailes ! des ailes ! "

Enfin, de son vil échafaud,
Le clown sauta si haut, si haut
Qu'il creva le plafond de toiles
Au son du cor et du tambour,
Et, le coeur dévoré d'amour,
Alla rouler dans les étoiles.

Kiproko
Poeme publié 24 Avr 2008 à 20:35
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
24 Avr 2008 à 21:56 Re: Croqueuse de rêves

kiproko

Message privé
Poétesse active
Poèmes publiés: 58
Commentaires: 4172
Votes reçus: 452
Votes distribués: 1
Inscription: 2008-01-17
Bloquer
Citation du message publié par muscaris

Magnifique, koproko! Tout simplement magnifique!

Faisons sauter tous les écrous, déboulonnons les vieilles grilles, ouvrons les portes des cellules!

Muscaris, merci de ta venue et de ta fidélité à me lire !
Tu as fait bonne impression....de mes mots ! que rajouter, tes mots me le prouvent !
Laissons passer les rêves.....c'est cela mon message en quelque sorte...
Je t'offre ce texte de Jean-Jacques Rousseau...extrait de "Les rêveries du promeneur solitaire"...

Quand le lac agité ne me permettait pas la navigation, je passais mon après-midi à parcourir l'île en herborisant à droite et à gauche m'asseyant tantôt dans les réduits les plus riants et les plus solitaires pour y rêver à mon aise, tantôt sur les terrasses et les tertres, pour parcourir des yeux le superbe et ravissant coup d'oeil du lac et de ses rivages couronnés d'un côté par des montagnes prochaines et de l'autre élargis en riches et fertiles plaines, dans lesquelles la vue s'étendait jusqu'aux montagnes bleuâtres plus éloignées qui la bornaient. Quand le soir approchait je descendais des cimes de l'île et j'allais volontiers m'asseoir au bord du lac sur la grève dans quelque asile caché ; là le bruit des vagues et l'agitation de l'eau fixant mes sens et chassant de mon âme toute autre agitation la plongeaient dans une rêverie délicieuse où la nuit me surprenait souvent sans que je m'en fusse aperçu. Le flux et reflux de cette eau, son bruit continu mais renflé par intervalles frappant sans relâche mon oreille et mes yeux, suppléaient aux mouvements internes que la rêverie éteignait en moi et suffisaient pour me faire sentir avec plaisir mon existence sans prendre la peine de penser. De temps à autre naissait quelque faible et courte réflexion sur l'instabilité des choses de ce monde dont la surface des eaux m'offrait l'image : mais bientôt ces impressions légères s'effaçaient dans l'uniformité du mouvement continu qui me berçait, et qui sans aucun concours actif de mon âme ne laissait pas de m'attacher au point qu'appelé par l'heure et par le signal convenu je ne pouvais m'arracher de là sans effort.

Kiproko
Poeme publié 24 Avr 2008 à 21:56
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
24 Avr 2008 à 22:19 Re: Croqueuse de rêves

kiproko

Message privé
Poétesse active
Poèmes publiés: 58
Commentaires: 4172
Votes reçus: 452
Votes distribués: 1
Inscription: 2008-01-17
Bloquer
Citation du message publié par HENRIPIERRE

Si les poèmes avaient un parfum, je dirais que ça sent l'évasion et la liberté (pour la première c'est sûr, pour la seconde c'est toujours plus délicat). Amicales salutations.

Paul-Jean Toulet a dit "le rêve de l'homme est semblable aux illusions de la mer"
Moi, j'aime à penser qu'il avait un peu tort mais c'est probablement parce que je suis une grande rêveuse....on ne se refait pas !
Merci Henri Pierre d'être venu dans mon petit aquarium poétique !
Pour vous, un poème de Guillaume Apollinaire...parce que le rêve est une fenêtre ouverte...

Les fenêtres

Du rouge au vert tout le jaune se meurt
Quand chantent les aras dans les forets natales
Abatis de pihis
Il y a un poème à faire sur l'oiseau qui n'a qu'une aile
Nous l'enverrons en message téléphonique
Traumatisme géant
Il fait couler les yeux
Voila une jolie fille parmi les jeunes Turinaises
Le pauvre jeune homme se mouchait dans sa cravate blanche
Tu soulèveras le rideau
Et maintenant voilà que s'ouvre la fenêtre
Araignées quand les mains tissaient la lumière
Beauté pâleur insondables violets
Nous tenterons en vain de prendre du repos
On commencera à minuit
Quand on a le temps on a la liberté
Bigorneaux Lotte multiples Soleils et l'Oursin du couchant
Une vieille paire de chaussures jaunes devant la fenêtre
Tours
Les Tours ce sont les rues
Puits
Puits ce sont les places
Puits
Arbres creux qui abritent les Caresses vagabondes
Les Chabins chantent des airs à mourir
Aux Chabines marronnes
Et l'oie oua-oua trompette au nord
Où les chasseurs de ratons
Raclent les pelleteries
Étincelant diamant
Vancouver
Où le train blanc de neige et de feux nocturnes fuit l'hiver
Ô Paris
Du rouge au vert tout le jaune se meurt
Paris Vancouver Hyères Maintenon New York et les Antilles
La fenêtre s'ouvre comme une orange
Le beau fruit de la lumière

Kiproko



Poeme publié 24 Avr 2008 à 22:19
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
24 Avr 2008 à 22:42 Re: Croqueuse de rêves

kiproko

Message privé
Poétesse active
Poèmes publiés: 58
Commentaires: 4172
Votes reçus: 452
Votes distribués: 1
Inscription: 2008-01-17
Bloquer
Citation du message publié par CINERAIRE

Guetter les hirondelles qui ne sont pas encore là, le muguet qui courbe ses clochettes sous la feuille du géranuim, les pattes de chat arrondies dans l'aurore, et le rire des enfants, parfois en bouffées de fraîcheur.
Là-bas, où presque plus personne ne va d'essentiel.
Madame k a raison de respirer le monde qui s'offre à elle.

Cineraire.......pas si terre-à-terre que cela les semelles collées au sol mais la tête dans les nuages tout près des étoiles....pas trop difficile de passer dans l'embrasure des portes... ......le rêve anti-chambre du néant qui nous transmet la force de l'imagination et la fascination libératrice de l'infini....profitons par ces temps de ce qui peut être à notre portée sans être monnayable....allez savoir, vous imaginez ça, Amie.....allez au distributeur de rêves comme on peut louer un film....insérez votre carte bancaire, pour votre choix, taper sur la touche 1/rêve d'amour - 2/rêve polisson - 3/rêve historique - 4/rêve pathétique - 5/rêve poétique..........
Pour vous, Raymond Queneau....

Pour un art poétique

Pour un art poétique
Prenez un mot prenez en deux
faites les cuir’ comme des oeufs
prenez un petit bout de sens
puis un grand morceau d’innocence
faites chauffer à petit feu
au petit feu de la technique
versez la sauce énigmatique
saupoudrez de quelques étoiles
poivrez et mettez les voiles
Où voulez vous donc en venir ?
A écrire
Vraiment ? A écrire ?

Kiproko qui vous remercie pour vos mots toujours appréciés
Poeme publié 24 Avr 2008 à 22:42
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
24 Avr 2008 à 22:50 Re: Croqueuse de rêves

lylou31

Message privé
Poétesse active
Poèmes publiés: 54
Commentaires: 1041
Votes reçus: 220
Votes distribués: 190
Inscription: 2008-02-08
Bloquer
et bien je croque en plein dedans car c'est vraiment un délicieux poème
1 vote bien à toi
Poeme publié 24 Avr 2008 à 22:50
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
24 Avr 2008 à 23:03 Re: Croqueuse de rêves

kiproko

Message privé
Poétesse active
Poèmes publiés: 58
Commentaires: 4172
Votes reçus: 452
Votes distribués: 1
Inscription: 2008-01-17
Bloquer
Citation du message publié par antoine38

c'est un beau programme!
très joli!

amitiés bise et vote


Un beau programme, le rêve et, pourtant, il n'y a pas de mystère plus important que le songe.....on peut donc en passer des nuits blanches à le résoudre....
Il paraît que les rêves occupent 20% du temps du sommeil...et en plus, c'est presque une partouze la nuit....le moi qui s'affronte au ça, le surmoi qui se glisse dessus et qui compte les coups entre le ça et le moi.....
Pour toi, les mots d'Antonin Artaud....sa réalité intime la conduit jusqu'à l'internement....

On me parle de mots, mais il ne s'agit pas de mots, il s'agit de la durée de l'esprit.
Cette écorce de mots qui tombe, il ne faut pas s'imaginer que l'âme n'y soit pas impliquée. À côté de l'esprit, il y a la vie, il y a l'être humain dans le cercle duquel cet esprit tourne, relié avec lui par une multitude de fils...

Qui suis-je?
D'où je viens?
Je suis Antonin Artaud
et que je le dise
comme je sais le dire
immédiatement
vous verrez mon corps actuel
voler en éclats
et se ramasser
sous dix mille aspects
notoires
un corps neuf
où vous ne pourrez
plus jamais
m'oublier.

"Je n'aime pas les poèmes de la nourriture, mais les poèmes de la faim, ceux des malades, des parias, des empoisonnés, des suppliciés du langage qui sont en perte dans leurs écrits. ».

Merci Antoine d'être passée dans ma bulle !

Amitiés de Kiproko
Poeme publié 24 Avr 2008 à 23:03
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
24 Avr 2008 à 23:08 Re: Croqueuse de rêves

kiproko

Message privé
Poétesse active
Poèmes publiés: 58
Commentaires: 4172
Votes reçus: 452
Votes distribués: 1
Inscription: 2008-01-17
Bloquer
Citation du message publié par lylou31

et bien je croque en plein dedans car c'est vraiment un délicieux poème
1 vote bien à toi

Alors toi aussi, Lylou, croqueuse de rêves !!!!
Mais il n'y a que des rêveurs sur ce site....des rêveurs d'ombre et de lumière....
Merci d'avoir croqué mes mots !
Pour toi, un poème de Victor Hugo...

Ah ! c'est un rêve ! non ! nous n'y consentons point

Ah ! c'est un rêve ! non ! nous n'y consentons point.
Dresse-toi, la colère au coeur, l'épée au poing,
France ! prends ton bâton, prends ta fourche, ramasse
Les pierres du chemin, debout, levée en masse !
France ! qu'est-ce que c'est que cette guerre-là ?
Nous refusons Mandrin, Dieu nous doit Attila.
Toujours, quand il lui plaît d'abattre un grand empire,
Un noble peuple, en qui le genre humain respire,
Rome ou Thèbes, le sort respectueux se sert
De quelque monstre auguste et fauve du désert.
Pourquoi donc cet affront ? c'est trop. Tu t'y résignes,
Toi, France ? non, jamais. Certes, nous étions dignes
D'être dévorés, peuple, et nous sommes mangés !
C'est trop de s'être dit : - Nous serons égorgés
Comme Athène et Memphis, comme Troie et Solime,
Grandement, dans l'éclair d'une lutte sublime ! -
Et de se sentir mordre, en bas, obscurément,
Dans l'ombre, et d'être en proie à ce fourmillement,
Les pillages, les vols, les pestes, les famines
D'espérer les lions, et d'avoir les vermines !

Kiproko
Poeme publié 24 Avr 2008 à 23:08
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
24 Avr 2008 à 23:58 Re: Croqueuse de rêves

Lonthio

Message privé
Usager Supprimé
Poèmes publiés: 32
Commentaires: 2203
Votes reçus: 267
Votes distribués: 268
Inscription: 2007-12-10
Bloquer
Belle ouverture en perspective!
combien de fois nous en rêvons, et le tout serait d'oser!
Poeme publié 24 Avr 2008 à 23:58
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
25 Avr 2008 à 00:05 Re: Croqueuse de rêves

ladybird

Message privé
Poétesse active
Poèmes publiés: 72
Commentaires: 3072
Votes reçus: 541
Votes distribués: 381
Inscription: 2008-01-06
Bloquer
Elle attendait...
Peut-être est-il temps d'agir non ? Mais le peut-elle ?


De bien belles images pour illustrer l'enfermement...
+1

Poeme publié 25 Avr 2008 à 00:05
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
25 Avr 2008 à 00:06 Re: Croqueuse de rêves

sourire

Message privé
Usager Supprimé
Poèmes publiés: 167
Commentaires: 4652
Votes reçus: 901
Votes distribués: 737
Inscription: 2008-01-29
Bloquer
Ecouter le bruissement du monde
comme une soif secrète,
elle attendait chaque signe du temps,
tout restait à réinventer dans ses yeux.


Aller au bout de ses rêves... croquer et vivre!!! Cesser de se contenter d'un petit bout de rêve qui ne fait plus rêver et croquer le rêve en entier...

Amitiés
Poeme publié 25 Avr 2008 à 00:06
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
25 Avr 2008 à 00:06 Re: Croqueuse de rêves

Mathurin

Message privé
Usager Supprimé
Poèmes publiés: 99
Commentaires: 2663
Votes reçus: 505
Votes distribués: 459
Inscription: 2007-11-12
Bloquer
juste pour te dire que j aime vraiment ton texte,je te dis bravo
Poeme publié 25 Avr 2008 à 00:06
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
25 Avr 2008 à 00:16 Re: Croqueuse de rêves

CHANOU

Message privé
Poétesse active
Poèmes publiés: 142
Commentaires: 5033
Votes reçus: 569
Votes distribués: 1099
Inscription: 2007-11-01
Bloquer
C'est tout à fait ça Kiproko. Une échappée belle. J'en rêvais...
+1
Amitiés,
Chanou.
Poeme publié 25 Avr 2008 à 00:16
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
25 Avr 2008 à 00:26 Re: Croqueuse de rêves

kiproko

Message privé
Poétesse active
Poèmes publiés: 58
Commentaires: 4172
Votes reçus: 452
Votes distribués: 1
Inscription: 2008-01-17
Bloquer
Citation du message publié par Lonthio

Belle ouverture en perspective!
combien de fois nous en rêvons, et le tout serait d'oser!

Merci Lonthio ! les rêves serviraient à protéger notre identité qui, sans eux, serait détruite par l'influence de l'environnement social, politique ou culturel...pendant la nuit, le rêve nous permet de redevenir ce que nous sommes à l'origine....c'est ce que j'ai lu quelque part.....donc à méditer tout de même !
Pour toi, un poème de Nérée Beauchemin...

Patrie intime

Je veux vivre seul avec toi
Les jours de la vie âpre et douce,
Dans l'assurance de la Foi,
Jusqu'à la suprême secousse.

Je me suis fait une raison
De me plier à la mesure
Du petit cercle d'horizon
Qu'un coin de ciel natal azure.

Mon rêve n'ai jamais quitté
Le cloître obscur de la demeure
Où, dans le devoir, j'ai goûté
Toute la paix intérieure.

Et mon amour le plus pieux,
Et ma fête la plus fleurie,
Est d'avoir toujours sous les yeux
Le visage de ma patrie.

Patrie intime de ma foi,
Dans une immuable assurance,
Je veux vivre encore avec toi,
Jusqu'au soir de mon espérance.

Kiproko
Poeme publié 25 Avr 2008 à 00:26
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
25 Avr 2008 à 00:32 Re: Croqueuse de rêves

kiproko

Message privé
Poétesse active
Poèmes publiés: 58
Commentaires: 4172
Votes reçus: 452
Votes distribués: 1
Inscription: 2008-01-17
Bloquer
Citation du message publié par ladybird

Elle attendait...
Peut-être est-il temps d'agir non ? Mais le peut-elle ?


De bien belles images pour illustrer l'enfermement...
+1


Oui mais si elle les attend, c'est bien là la preuve qu'elle est emplie d'espoir et qu'elle n'a pas renoncé à ses rêves....Femme oiseau, prête-moi ta plume !!!!
Mais au contraire, Ladybird, nul enfermement mais une attente, elle reste en éveil, attentive à tous les signes, à l'émerveillement aussi....l'ouverture, vous dis-je !!!
Message d'une réfugiée poétique !!!
Pas encore rentrée au nid pour faire de beaux rêves, Femme oiseau ?
K rêveuse à plein temps
Poeme publié 25 Avr 2008 à 00:32
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
25 Avr 2008 à 00:35 Re: Croqueuse de rêves

kiproko

Message privé
Poétesse active
Poèmes publiés: 58
Commentaires: 4172
Votes reçus: 452
Votes distribués: 1
Inscription: 2008-01-17
Bloquer
Citation du message publié par ladybird

Elle attendait...
Peut-être est-il temps d'agir non ? Mais le peut-elle ?


De bien belles images pour illustrer l'enfermement...
+1


Je pensais que vous étiez déjà passée par là, Femme oiseau !
mais non ! je vous offre un peu de rêve avec les mots de Louis Aragon...

L'étrangère

Il existe près des écluses
Un bas quartier de bohémiens
Dont la belle jeunesse s'use
A démêler le tien du mien
En bande on s'y rend en voiture
Ordinairement au mois d'août
Ils disent la bonne aventure
Pour des piments et du vin doux

On passe la nuit claire à boire
On danse en frappant dans ses mains
On n'a pas le temps de le croire
Il fait grand jour et c'est demain
On revient d'une seule traite
Gais sans un sou vaguement gris
Avec des fleurs plein les charrettes
Son destin dans la paume écrit

J'ai pris la main d'une éphémère
Qui m'a suivi dans ma maison
Elle avait les yeux d'outre-mer
Elle en montrait la déraison
Elle avait la marche légère
Et de longues jambes de faon
J'aimais déjà les étrangères
Quand j'étais un petit enfant

Celle-ci par-là vite vite
De l'odeur des magnolias
Sa robe tomba tout de suite
Quand ma hâte la délia
En ce temps-là j'étais crédule
Un mot m'était promission*
Et je prenais les campanules
Pour les fleurs de la passion

A chaque fois tout recommence
Toute musique me séduit
Et la plus banale romance
M'est l'éternelle poésie
Nous avions joué de notre âme
Un long jour une courte nuit
Puis au matin bonsoir madame
L'amour s'achève avec la pluie.

Kiproko

Poeme publié 25 Avr 2008 à 00:35
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
25 Avr 2008 à 00:42 Re: Croqueuse de rêves

kiproko

Message privé
Poétesse active
Poèmes publiés: 58
Commentaires: 4172
Votes reçus: 452
Votes distribués: 1
Inscription: 2008-01-17
Bloquer
Citation du message publié par sourire

Ecouter le bruissement du monde
comme une soif secrète,
elle attendait chaque signe du temps,
tout restait à réinventer dans ses yeux.


Aller au bout de ses rêves... croquer et vivre!!! Cesser de se contenter d'un petit bout de rêve qui ne fait plus rêver et croquer le rêve en entier...

Amitiés

Voilà une belle philosophie, Sourire ! merci de ta venue, de ce sourire !
Aucun animal à sang froid, par exemple, les reptiles, n'a de sommeil dit "paradoxal", contrairement aux oiseaux et aux mammifères. Parmi eux, on compte de grands rêveurs qui ont six heures de sommeil paradoxal, d'autres plus petits comme la poule ne rêve que vingt-cinq minutes......pauvre poule !!!
Je t'offre un poème de Louis Aragon....

Un jour, un jour

Tout ce que l'homme fut de grand et de sublime
sa protestation ses chants et ce héros
au dessus de ce corps et contre ses bourreaux
à Grenade aujourd'hui surgit devant le crime

et cette bouche absente et Lorca qui s'est tu
emplissant tout à coup l'univers de silence
contre les violents tourne la violence
Dieu le fracas que fait un poète qu'on tue

Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange
un jour de palme un jour de feuillages au front
un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

Ah je désésperais de mes frères sauvages
je voyais je voyais l'avenir à genoux
la Bête triomphante et la pierre sur nous
et le feu des soldats porté sur nos rivages

Quoi toujours ce serait par atroce marché
un partage incessant que se font de la terre
entre eux ces assassins que craignent les panthères
et dont tremble un poignard quand leur main l'a touché

Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange
un jour de palme un jour de feuillages au front
un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
un jour comme un oiseau sur la plus haute branche

Quoi toujours ce serait la guerre la querelle
des manières des rois et de front prosternés
et l'enfant de la femme inutilement né
les blés déchiquetés toujours des sauterelles

Quoi les baignes toujours et la chair sous la roue
le massacre toujours justifié d'idoles
aux cadavres jeté ce manteau de paroles
le baillon pour la bouche et pour la main le clou

Un jour pourtant un jour viendra couleur d'orange
un jour de palme un jour de feuillages au front
un jour d'épaule nue où les gens s'aimeront
un jour comme un oiseau sur la plus haute branche.

Kiproko qui te souhaite de beaux rêves étoilés

Poeme publié 25 Avr 2008 à 00:42
+ 1 Vote | Inapproprié? | Citer | Publier un commentaire à ce poème
01 02 03 Page suivante »
Instruction pour partager ce poème.
Copier et coller le code suivant dans votre blog, site, email ou messagerie instantanée.
Smilies:





Plus de smilies
Publier un commentaire à ce poème
Message:

Ajouter une photo Ajouter une vidéo
Inscription sur Je Poeme | Conditions d'utilisation | FAQ | Contact © JePoeme.com, Tous droits réservés